Richelieu – 2026

Sortie  patrimoine le 06 septembre 2026

Sous la houlette de Thierry Lambillard, une vingtaine d’adhérents de Capella Bertrandi ont participé à la sortie annuelle, direction la ville de Richelieu en Indre et Loire.


Visite guidée de Richelieu

Notre guide/historienne nous attendait près de la statue du cardinal et nous a fait découvrir le riche patrimoine de cette ville.
La ville de Richelieu est située au carrefour de la Touraine, de l’Anjou et du Poitou. Régularité et symétrie caractérisent cette « cité idéale », remarquablement conservée, aujourd’hui site classé avec sa Grande Rue, bordée de 28 hôtels particuliers, sa halle et son église du 17e siècle, ses remparts, son parc abritant les vestiges du château…autant d’invitations à venir découvrir ce joyau d’architecture et d’urbanisme.
Ville neuve édifiée entre 1631 et 1642, elle porte l’empreinte de son fondateur et commanditaire, le cardinal de Richelieu, et constitue un témoignage remarquable de l’urbanisme du XVIIe siècle. « Cité idéale » dessinée par l’architecte Jacques Lemercier, elle est basée sur un plan en damier sur le modèle des villes romaines.Sur la place Nord, la place Royale (actuelle place des Religieuses), étaient situés l’Académie et le couvent. Sur la place Sud, place du Cardinal (actuelle place du Marché), se trouvent actuellement l’église et les halles en vis-à-vis, ainsi que l’Hôtel de Ville, ancien Palais de Justice.


Suite à cette visite passionnante, il fallait bien se restaurer: de grands arbres et une place ombragée ont accueilli  les membres de Capella Bertandi pour un pique-nique bien fourni, comme il se doit.


La journée n’était pas finie, Thierry nous ayant concocté une seconde visite : la safranière de Val,  une découverte pour beaucoup.

La propriétaire a présenté le mode de culture de sa safranière, la cueillette des crocus  (crocus sativus) ainsi que l’émondage. Ensuite elle a évoqué l’utilisation culinaire du safran avant de clore par une dégustation très appréciée de produits safranés.
Cette culture est très exigeante : aucun produit phytosanitaire n’est utilisé, le désherbage est uniquement mécanique ou manuel. Chaque matin, courant octobre,  les fleurs sont délicatement cueillies en bouton, à peine épanouies, afin de préserver l’intégrité du pistil. Les fleurs sont fragiles et ne vivent que 24 h à 48 h.
L’émondage,  qui suivra rapidement dans la journée,  consiste à séparer les pistils entiers avec les trois filaments du reste de la fleur.
Puis suivra le séchage : opération délicate qui conditionne la qualité organoleptique du safran et sa conservation ; on utilise pour cela un déshydrateur à plateaux qui permet au safran, en environ 40 min à 55 °C, de lui faire perdre 80 % de son poids.
Il faut environ 150 à 180 fleurs pour faire 1 gramme de safran sec. Celui-ci révèlera son arôme une fois séché et sera consommable 2 mois après la récolte.


Une journée bien remplie, conviviale et pleine de découvertes, qui a ravi chaque participant, la tête pleine de belles images et d’odeurs gourmandes.

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